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La nouvelle est tombée peu après la mi-septembre: Joseph Buron est décédé à l'âge de 68 ans. Il était un homme de télé dont les moins jeunes se souviennent, un journaliste, une figure du Journal télévisé dont il devint rédacteur en chef, l'animateur des grandes soirées électorales ou de l'Ecran témoin. Il fut aussi un homme de région, terminant sa carrière en tant que chef du Centre de production de Namur. Mais ce qui a touché le monde du tennis dans ce décès, c'est le rôle que, parallèlement, cet homme attachant et de qualité a joué dans l'évolution et la progression de notre fédération. Il fut un des compagnons de route du président André Stein, avec lequel il entra au Conseil d'administration de l'AFT en 1991, une année charnière pour le tennis dans nos régions.
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"Effectivement, plus rien n'allait. Depuis la scission linguistique de 1979 sous la volonté flamande, les Francophones, qui n'en voulaient pas, avaient vécu sur leurs lauriers, alors qu'à la VTV on était chaud-bouillant", se souvient André Stein. "Auparavant, la majorité des joueurs, des dirigeants et des clubs étaient francophones. Une dizaine d'années plus tard, nous accusions un retard considérable sur nos compatriotes du nord, on n'arrivait pas à se mettre d'accord sur une direction sportive, l'ADEPS menaçait de couper nos subsides, et sous la pression de l'Assemblée générale le Conseil d'administration a démissionné.
| C'est à ce moment-là que j'ai été élu administrateur, Joseph Buron aussi. Avec Bernard Mignot, Jean-Claude Moretti et le secrétaire Franz Lemaire nous avons formé un Comité de direction tel qu'il existe toujours aujourd'hui. Pour autant, nous n'avions pas beaucoup de crédit, et je me souviens que pour conforter nos options nous avions fait appel au Français Jean-Paul Loth, capitaine de Coupe Davis et consultant télé dont l'aura était indiscutable et qui donna l'une ou l'autre conférence renforçant la crédibilité de nos idées. Deux ans plus tard, le Centre de formation de Mons voyait le jour. |
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Joseph Buron, dont je ne garde que des souvenirs agréables, a fait partie de la haute autorité de l'AFT jusqu'à ce qu'une hémorragie cérébrale le handicape trop. Pensionné à la RTBF, il était également devenu président de la région Namur-Luxembourg avant de céder la place, là aussi, pour raisons de santé, à Pierre Crevits. S'il jouait lui-même un peu au tennis, il avait surtout créé dans sa région (il était né à Harsin) le club du TC Nassogne en 1975. Cet homme optimiste, artisan de la première heure de la rénovation de l'AFT, n'a laissé chez nous que des amis. On ne l'oubliera pas."
Avant d'entrer à la RTBF en 1971, Joseph Buron, qui avait étudié les Sciences et Arts de la communication à Tournai, fut assistant-metteur en scène au Rideau de Bruxelles, il collabora aussi au journal Le Monde et à France Soir. Ses cendres ont été dispersées sur la terre qui l'a vu grandir. A sa famille et ses amis, l'AFT a présenté ses plus sincères condoléances.
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