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TC Hastière 03/01/2012

Le TC Hastière existe depuis le milieu des années 70 et Michel Duchateau, qui en fut le premier président mais aussi et surtout l’unique secrétaire, vient de quitter officiellement ses fonctions après 35 ans au service d’un club qui a organisé une sympathique petite fête pour le remercier de son dévouement au club.

  

AFT Mag : Michel Duchateau, pouvez-vous nous raconter les débuts du club hastiérois?

Michel Duchateau : Les bénéfices engrangés lors d’une fête du village en 1975 ont été utilisés pour organiser des cours de tennis sur le terrain de Récréar. L’Adeps y a délégué un prof de tennis et le succès a été immédiat. L’envie de participer à des rencontres officielles a poussé cette bande d’amis à créer un club dont je suis devenu président / secrétaire aux débuts avant de m’occuper exclusivement du secrétariat. 

AFT Mag : Vous pratiquiez déjà le tennis déjà bien avant la création du club ?

MD : Oui car je jouais au sein de l’entreprise qui m’employait à Bruxelles. Nous avions des heures réservées dans la capitale.

AFT Mag : Les clubs ne devaient pas être légion dans cette partie de la région namuroise à cette époque ?

MD : Beauraing, Houyet, Dinant existaient déjà malgré tout. Il faut dire que nous avons bénéficié du boom du tennis. C’était l’époque ou Borg commençait à cartonner. Nous sommes restés dans les mêmes infrastructures pendant 4 ou 5 avant de migrer vers un endroit plus adapté. C’est ainsi que nous avons choisi un terrain qui se trouvait stratégiquement à mi-chemin entre Doische et Hastière, à Agimont. Et comme un Ravel passait tout près de ce terrain, c’était l’idéal pour les jeunes, moins dangereux pour s’y rendre je veux dire.

AFT Mag : Que retenez-vous de ces débuts du TC Hastière ?

MD : Beaucoup de grands souvenirs évidemment. Par exemple, il faut savoir qu’à l’époque, il s’agissait de la région Liège-Namur-Luxembourg. Il y avait beaucoup moins d’équipes ou de divisions. Les longs déplacements étaient légions alors, quand on se rendait dans les cantons germanophones, il fallait se lever tôt. J’ai d’ailleurs participé à la scission avec Liège tout comme j’ai été vérificateur aux comptes pour la région ainsi que l’AFT.

AFT Mag : En tant que secrétaire, comment avez-vous vu les choses évoluer ?

MD : Le succès aidant, le nombre de membres a inévitablement augmenté avec la part de boulot supplémentaire que vous imaginez. L’aide informatique est arrivée plus tard pour nous aider à ce niveau. Une véritable aubaine même si ce n’est pas nécessairement devenu plus simple pour autant.

AFT Mag : Que voulez-vous dire ?

MD : Le tennis s’est terriblement professionnalisé ce qui est formidable. Mais les contraintes sont importantes dans beaucoup de domaines. Prenez les tournois, les catégories sont tellement nombreuses à présent, cela complique beaucoup les choses pour le juge-arbitre. Il y a tellement de règles à respecter.

AFT Mag : On vous sent un peu nostalgique…

MD : Non pas du tout car je le répète, la technologie a apporté beaucoup de positif. Vous vous rappelez quand il fallait remplir la feuille de match convenablement ? Et que tard un dimanche soir d’interclubs, il fallait faire très attention à ne pas se tromper sous peine de la recommencer ? Quand je vois l’évolution de notre club qui a aligné 26 équipes de jeunes encore en 2011, je ne peux pas être nostalgique. Le tennis est un beau sport individuel ET collectif que l’on peut pratiquer de 7 à 77 ans.

AFT Mag : Mine de rien, on suppose qu’en tant que bénévole, ce poste a pas mal empiété sur votre vie privée ?

MD : C’est une passion ne l’oublions pas et puis je suis célibataire ce qui facilitait les choses (rires). A l’époque, je restais à Bruxelles la semaine pour le travail. Je rentrais le vendredi soir et la plupart du temps, on me sollicitait dès mon retour dans la région.

AFT Mag : Et jusqu’à quel âge avez-vous joué ?

MD : J’ai arrêté il y a 3 ans, j’ai donc dû stopper à 70 ans car un genou m’a lâché.

AFT Mag : En ce qui concerne le secrétariat, vous venez également de stopper ? Quelles en sont les raisons même si on peut les deviner ?

MD : J’avais déjà prévenu l’année précédente mon désir d’arrêter. Un tiers du comité est renouvelé chaque année et je pense qu’il était plus sage de préparer le terrain pour mon successeur. Je me voyais mal continuer en tant que secrétaire jusque 80 ans dans un rôle qui serait devenu purement honorifique. Je souhaite qu’il y ait un véritable secrétaire en titre, mais on peut toujours compter sur moi s’il faut donner un coup de main. Cela arrive encore de temps en temps.

  

Texte de Pierre Baugnée

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